Les Charaxes africains

Description :

Les Charaxes adultes appelés imagos sont caractérisés par une taille moyenne à grande (de 2,5 à 12 cm d'envergure). Ces lépidoptères tétrapodes (première paire de pattes réduite) sont territoriaux. La costa de l'aile est très développée et musclée, permettant un vol très rapide. Leur observation en milieu naturel en est rendue très difficile d'autant plus que les Charaxes ne butinent pas de fleurs, mais se nourrissent de la sève des arbre, de fruits fermenté, d'excréments ou autres sources d'azote...

Les chenilles sont caractérisées par une coloration verte, l'absence de poils et la présence de "cornes" sur la capsule céphalique.

Ecologie :

Cette sous-famille à principalement colonisé l'Afrique mais se retrouve également en Asie Tropicale jusque-en Indonésie. En Afrique les différents habitats sont :

  • Les forêts dense humides, dite aussi ombrophile ou sempervirente de basse altitude, qu'elles soient primaires ou secondaires. (Les forêts primaires étant des forêts qui ont conservé leur patrimoine d'espèce intacte. Les forêts secondaires sont celles qui se sont régénérées là où des forêts primaires ont disparu, soit du fait de l'activité humaine, soit de manière naturelle et dont la structure et les espèces ont changé par rapport aux forêt primaires).
  • Tous les types de savanes (forêt claire, forêt galerie, savane boisée, savane arborée, savane arbustive)
  • Les jardins de certaines villes.

Systématique :

Les Charaxinae sont une sous-famille de la famille des Nymphalidae. Cette sous-famille comprend approximativement 200 espèces réparties principalement sur l'Afrique sub-saharienne (uniquement des CharaxesPallaViridixes et Euxanthe) et quelques exemplaires en Asie tropicale jusqu'à l'Indonésie (comprenant des Charaxes et Polyura). Pour l'Amérique du sud, les deux genres les plus proche des Charaxes sont les Agrias et les Prepona. Il n'existe qu'une seule espèce de Charaxes habitant le sud de l'Europe. La base de donnée présentée ici ne reprend actuellement que les espèces africaines (incluant celles de la péninsule arabe). L'ensemble des Charaxes à été divisé en groupes et sous-groupes afin de permettre une étude systématique plus facile.

Les groupes sont les suivants (nombre d'espèces et sous-espèces mentionnés à titre indicatif et susceptible de variations) :

- Groupe palla (4 espèces, 6 sous-espèces)

- Groupe varanes (10 espèces, 20 sous-espèces).

- Groupe candiope (5 espèces).

- Groupe cynthia (7 espèces, 16 sous-espèces).

- Groupe lucretius (4 espèces, 4 sous-espèces).

- Groupe jasius (24 espèces, 53 sous-espèces).

- Groupe tiridates (16 espèces, 46 sous-espèces).

- Groupe pythodoris (1 espèces, 7 sous-espèces).

- Groupe hadrianus (1 espèce).

- Groupe nobilis (4 espèces, 1 sous-espèces). Ce groupe pourrait être utilisé comme bio indicateur.

- Groupe acraeoides (4 espèces, 1 sous-espèce). Un groupe qui habite exclusivement des forêts primaire, ce qui fait de lui un excellent bio indicateur.

- Groupe zingha (1 espèce).

- Groupe etesipe (7 espèces, 8 sous-espèces)

- Groupe jahlusa (1 espèce, 6 sous-espèces)

- Groupe Viridixes (7 espèces, 3 sous-espèces)

- Groupe etheocles (67 espèces, 37 sous-espèces), le groupe dont la systématique est la plus complexe en lien avec la similitudes des habitus des différentes espèces.

- Groupe pleione (2 espèces, 5 sous-espèces)

- Groupe zoolina (5 espèces)

- Groupe nichetes (2 espèces, 3 sous-espèces)

- Groupe lycurgus (5 espèces, 8 sous-espèces)

- Groupe Euxanthe (6 espèces, 12 sous-espèces)

La sous-famille des Charaxinae africain est représentée par un total approximatif de 183 espèces et 248 sous-espèces, selon la classification effectuée. 

 

Objectif d'une base de donnée bibliographique sur les Charaxinae.

Cette base de donnée permet de rassembler toutes les informations concernant les Charaxes et de les centraliser pour en faire un outil pratique, fiable et facile d'accès à tout un chacun. Aujourd’hui, la publication de la description d’une nouvelle espèce nécessite la recherche des types dans l’ensemble des muséums ou collections personnelles et la recherche des descriptions originales et synonymes qui peuvent être anciennes. Ce travail est fastidieux, coûteux et entraîne des délais de publication très long (jusqu’à plusieurs années). La mise à disposition des informations bibliographiques sur la famille des Charaxinae, récoltées depuis 20 ans, permet d’éviter la recherche préalable nécessaire à toute publication de nouvelles descriptions sur les Charaxinae ou à tout autre travail en lien avec la systématique de cette famille, aux scientifiques et amateurs éclairés concernés . La mise en ligne permet à d’autres de compléter cette base de donnée. La mise à disposition commune des informations de base nécessaire à tout systématicien peut permettre aux spécialistes de se recentrer sur des activités d’études de spécimens ou de collecte.  

 

Les collections

La collection est l'outil essentiel de la systématique. Les collections de références sont des collections d'échantillons biologiques qui servent de référence pour la systématique. Les collections sont un outil qui permet l'étude de l'évolution grâce aux comparaison des spécimens (étude comparée), mais elles permettent également de conserver et de montrer des exemplaires d'espèces rares ou disparues lorsque les habitats ont été détruits. Actuellement les collectionneurs ont très mauvaise presse alors qu'en général ce sont les premiers défenseurs de la nature. Les données complémentaires aux spécimens sont essentielles pour la recherche en écologie en particulier (données de capture, techniques de capture, moeurs, élevage, premiers états, habitat, biologie, ADN, etc). La collection peut également servir à des fins de sensibilisation ou d'apprentissage ludique pour les enfants. Au XIXème siècle, la collection était l'outil essentiel de la systématique. A cette époque, les collections étaient très bien acceptées par le grand public. Cette tendance était visible à travers l'engouement pour les cabinets de curiosités. Effectivement, aujourd'hui, cet outil est mal connu du public car victime d'une incompréhension. En effet, il est compris au sens d'accumulation de spécimens (ou d'objets) identiques. Le public, plus sensibilisé à l'environnement, a du mal à accepter la nécessité de capturer, puis d'accumuler des spécimens mort en vue de son étude, de sa connaissance et donc de sa protection en milieu naturel.

Merci de me communiquer tout renseignement, (photos, descriptions originale manquante) que vous jugerez dignes d'intérêt afin de compléter cette base de donnée.